Nîmes : 10e biennale européenne d’art contemporain
Olivier | juin 16, 2008 | Commentaires 0
Les arènes de l’art mettent en scène les corridas artistiques
Du 16 juin 2008 au 6 juillet 2008 se déroule à Nîmes (dans le Gard - France) la 10 ème biennale d’art contemporain. Crée en 1997, cette manifestation culturelle à l’initiative de l’association “La manif” rassemble dans plusieurs espaces privés, publics et patrimoniaux des œuvres diverses de la production artistique contemporaine. Voici une façon originale d’ouvrir le champ le plus large possible à tous les modes d’expression de l’art contemporain, c’est un bel évènement à ne pas manquer.

Pour cet évènement, un artiste bien connu du cyber espace tant que de la réalité, non virtuelle, le nommé Fred FOREST sera de la partie en proposant une belle performance dont il a le secret, voici ce qu’il nous communique :
“Le système de l’art est aussi une arène où les artistes risquent leur vie, les fonctionnaires gagnent la leur, les collectionneurs placent leur argent… Des arènes où les rôles et les destins sont fixés d’avance par les quinze personnes qui, comme à la bourse, régulent le marché. Les critiques d’art sont là simplement pour valider les choix et comme des figurants qui orchestrent les applaudissements en fonction des ordres de ceux qui sont leurs commandiataires : grandes institutions, magnats des medias, hommes d’affaires en vue.
Dans la corrida de l’art que nous proposons les rôles sont inversés. Le taureau devient lui-même toréador et, le maître tout à fait provisoire du jeu. Tout un chacun peut sur Second Life se mesurer au taureau-toréador. Au premier coup de corne reçu, il est envoyé au 7eme ciel loin des arenes quelque part dans le paysage. S’il veut tenter une nouvelle fois sa chance, il doit selon un itinéraire balisé des mille informations, retrouver sa route et les arenes pour affronter de nouveau le tauro-toereador. Pour cela, le dos à la mer, il avancera toujours tout droit jusqu’au moment ou comme dans un mirage il apercevra les arènes. On imagine tres bien avec leur veine iconoclaste ce qu’auraient pu faire aujourd’hui Goya, Daumier et Dubuffet avec Second Life… `
Téléportez vous sur Second Life, le 18 juin 2008 à 19h00 (heure de Paris)
pour participer à la performance bilatérale
qui se déroulera simultanément entre Nimes et Second life
Pour plus d’informations
Fred Forest, premier artiste au monde détenteur de la carte capucine.net
The art system is also in a way an arena where artists risk their life, public officials make a living, collectors invest their fund, achieving their favourite social fantasy: believing they are someone important. It is a stage where roles and fates are decided in advance by the fifteen persons who, like at the stock exchange, regulate the market with the smart advice of a few cultural institution head officials , inept but powerful. Most art critics are just there as silhouette who conduct clapping according to orders given by their patrons: large institution, media moguls, hype business men. In the art bullfight we offer you, roles are being inverted. The bull becomes torero, and , exceptionally, the very-temporary master of the game. Everyone can fight against the bull-torero. At the first horn blow, he is sent out to the seventh heaven away from Nimes arena into the landscape. If ever he wants to take another chance, he must then, through a very dangerous itinerary, find his path again to the arena to fight the bull-torero once more. One can easily imagine what Goya, Daumier or Dubuffet , with their iconoclast spirit, could have done.
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